Cela
faisait longtemps que je n'avais pas vu du code Basic
et même si Sun n'a jamais milité en faveur de
l'utilisation de ce langage, il fait malgré tout partie de
l'environnement de programmation
d'OpenOffice. Cette véritable bible devrait permettre de
rattraper le retard pris dans l'utilisation des macros destinées
à personnaliser un environnement bureautique. Félécitations
aux auteurs pour avoir combler ce vide.
Sub TriShell(Atrier())
Dim k1 As Integer, k2 As Integer, taille As Integer
Dim x1 As Integer, enOrdre As Boolean ...
« The
only companies that have something to fear from open source are the
companies that can't innovate. »
Sun's COO Jonathan Schwartz
Très
intéressant article
sur la place des TIC au pays du matin pas si calme en train de
devancer le Japon dans le domaine de la mobilité et des
nouveaux services en ligne. Ce qui est à retenir de cette
leçon d'économie technologique est qu'une vraie
politique nationale ne se fait pas sans intervention des entités
gouvernementales concernées par ces nouveaux marchés.
L'exemple de WIPI (Wireless
Internet Platform for Interoperability) est en cela remarquable:
démarré au début de l'année 2002, WIPI
est une initiative du ministère de l'industrie coréen
visant à repositionner les fournisseurs locaux de contenus
pour les téléphones mobiles, essentiellement basés
sur la technologie BREW,
vers J2ME afin d'éviter leur enclavement et orienter ce
bouillonnement créatif vers le reste
du monde. Du coup, la dynamique des acteurs comme Samsung, LG, SKT ou
KTF est parvenu à créer une véritable
concurrence (l'ARPU coréenne dépasse celle du Japon)
aidée par la portabilité des applications entre
terminaux et des numéros de téléphones entre
opérateurs (également imposée par l'état).
La prochaine fois que Mr Chirac va en Asie, il devrait faire comme moi: ne pas oublier d'aller voir ce qui se passe chez les mangeurs de 김밥 avant d'aller parler de Victor Hugo aux petits enfants du général Giap.
[Java] ( October 19, 2004 05:04 AM ) Permalink
J'étais
en avril dernier au Viêt-Nam, pays chargé d'histoires
personnelles et que j'ai découvert avec toute l'attention que
cette jeune nation mérite. Notre président a fait plus
récemment le déplacement
sans oublier de fustiger l'hégémonie culturelle
américaine qui risquerait d'aboutir « à
une sous-culture générale dans le monde ».
Il est vrai que le français a quasiment disparu du Vietnam
sans pour autant que l'anglais ne le remplace dans les rue humides de
Cholon. C'est surtout dans les vestiges de notre passage qu'il est
perceptible de sentir la poussière de notre empire disparu:
Saïgon est une ville qui croule déjà sous les
panneaux publicitaires de marques coréennes ou japonaises et
les seules Peugeot qu'il est encore possible de voir sont sur les
photographies du musée de la guerre.
La faute à qui ? A nous, certainement, plus prompts à dénoncer qu'à faire. Le bel exemple de la Marie de Paris s'engageant vers le logiciel libre pourrait être pris pour montrer comment barrer le chemin à la « catastrophe écologique » que nous prédit Mr Chirac qui oublie un peu trop vite que d'autres directives nationales sont le plus pur symbole de notre dépendance.
Rencontrer
John
Gage est toujours un immense plaisir. Non seulement ce personnage
éminent de Sun parle un français délicieux mais
sa culture est aussi grande que le nombre de miles que ce
grand voyageur doit accumuler par an.
Le lendemain de son intervention aux 5ème Congrès Mondial de la iDémocratie, Richard Stallman a fait, paraît-il, une intervention remarquée et en français sur les brevets logiciels.
Je regrette de ne pas avoir été là, et surtout de ne pas avoir provoqué la rencontre entre ces deux personnalités. Du croustillant en perspective ... tant pis!
Cela
faisait longtemps que Sun n'avait pas lancé un nouveau projet
OpenSource. C'est corrigé avec l'arrivée de SLAMD
qui a pour objectif de fournir une série d'API Java visant à
stresser la montée en
charge d'applications utilisant des protocoles comme LDAP, HTTP, IMAP
ou SMTP. Ce projet est publié sous la licence Sun
Public Licence qui est une OSI-approved
Open Source Licence, c'est à dire conforme à
l'Open
Source Definition ... On se retrouverait presque dans l'esprit
récursif de l'appellation GNU
(GNU is not Unix) tant le
nombre de modèle de licences libres est en augmentation
permanente.
Je souhaite longue vie à ce nouveau projet de stress de serveurs ... d'autant plus que le site ne fonctionnait pas jusqu'à hier!
Mardi
, c'était la Sainte
Fleur. Pas le plus petit des paradoxes de notre calendrier à
moins d'un mois du génocide programmé de millions de
chrysanthèmes avant que cela soit le tour des petits sapins.
J'ai eu la chance la semaine dernière d'être invité à la conférence de presse du comité d'élection de Miss Manja, dont la vocation est de favoriser la rattachement à la culture malgache pour la génération actuelle qui n'a généralement connu que la France. Belle initiative, menée avec tout l'amour que ce peuple porte à celle île plus grande que la patrie de Victor Schoelcher. Madagascar a la chance de pas avoir de pétrole, de posséder un peuple pacifique perdu au milieu d'un océan qui pourrait porter le même nom et d'être le royaume des orchidées dont la plus méconnue est la vanille. Cette fleur, de la taille d'une goutte de crachin breton, nécessite tous les soins des mains expertes des femmes malgaches pour être pollinisée et donner naissance au fruit que Madagascar exporte aux quatre coins du monde. Une soirée pleine de chaleur, de sourires. Une soirée rare, trop rare!
PS: Une nouvelle espèce de Marguerite vient de naître. Elle porte un joli nom et peut être trouvée dans le jardin de mon ami Alexis.
Cela
faisait vingt ans que je n'avais pas revu Martin. A cette époque
nous étions tous les deux très occupés par notre
métier de cogniticien
avec les immenses espoirs que le monde (et nous-mêmes) avait
mis dans l'intelligence
artificielle. Ceux qui se souviennent des ordinateurs de
cinquième
génération, des systèmes
experts capables de remplacer les meilleurs spécialistes
du diagnostic médical, de la programmation
par contraintes ou autres réseaux de neurones iront porter
des fleurs sur les tombes des sociétés comme
Framentech, Cognitech,
KEE, ART, Teknowledge ou Neuron
Data. Nous avons rapidement évacué ce passé
pour parler de ses efforts pour introduire l'OpenSource dans les
services de la Mairie de Buenos Aires. J'ai découvert sans
surprise que les résistances sont identiques à celles
rencontrées dans le vieux continent: utilisateurs septiques ou
enthousiastes, débats passionnés et pressions sur les
prix dans un pays qui a connu une faillite programmée. Mais
j'ai surtout retenu ce qu'il m'a raconté sur l'Argentine, sur
le difficile apprentissage du bien commun après tant d'années
de chaos politique. Cela m'a fait penser au très rassérénant
film « Carnet de voyage » que j'ai eu le
bonheur de voir récemment. Les héros de ce voyage de
15000 kilomètres partent de Buenos Aires pour s'arrêter
quelques mois dans une léproserie du Pérou. Ils
reçoivent là un accueil dont j'ai ressenti la chaleur,
au point qu'avant de partir pour le Venezuela, Ernesto Guevara
exprime dans son discours d'adieu tout le mal qu'il a à
quitter ce pays et tout ce qu'il a reçu de ces mains sans
doigt. Cet attachement m'a rappelé la réponse faite par
le député péruvien Edgar
Villanueva Nuñez à Microsoft à propos du
vote sur les logiciels libres et de ce choix « ...
based on the republican principle of openness to the public ».
Un courage que j'aimerais voir plus souvent dans des régions
nanties du monde comme les nôtres. Merci Martin, d'être
venu de si loin pour me le rappeler.
Il
y a quelques temps, j'ai assisté à une réunion
sur un sujet très en vogue dans des couloirs bien connus. Ma
surprise fut aussi grande que désagréable de constater
qu'à table des orateurs se trouvait une personne ne figurant
pas dans l'agenda et que j'ai eu la pénible expérience
de déjà pratiquer à une autre occasion. Cette
même personne a l'impolie
habitude de s'inviter au débat alors qu'il ne l'est pas,
de gaspiller par ses propos
le temps de ceux qui sont à même d'en tenir et de
polluer le bon
déroulement des échanges. Le vieux dicton qui nous
apprend que « ce n'est pas parce que l'on a rien à
dire qu'il faut fermer sa gueule »
s'est trouvé là inopportunément remis en cause
surtout quand la chance vous offre d'être assis aux côtés
de gens aussi pertinents qu'éduqués.
Je
dois bien le reconnaître, laisser en plan un blog pendant
presque deux mois n'est pas digne d'un évangéliste!
Mais avec un point de rosée à 11 degrés en plein
milieu du mois d'août, il y a de quoi en perdre son latin. J'ai
de plus entièrement refondu les anciens post, afin que
ceux-ci soient plus lisibles par les outils de syndication comme
Sage,
ce que l'anti-canicule de cet été ne m'a pas poussé
à faire. C'est promis, je ne recommencerai plus!
Que s'est-il passé d'important durant ces 55 derniers jours ? Mon ami Alexis a soudainement été confronté à des angoisses existentialistes sur son avenir olympique de lanceur d'EJB 3.0, mais les choses se sont rapidement arrangées par une reconversion dans le 200 mètres USB, ce qui nous rassure tous. Pour revenir à des sujets moins brûlants, la question de mettre Solaris dans l'Open Source est à nouveau sérieusement posée par Sun avec une échéance qui semblerait se situer à la fin de l'année 2004. Je pense personnellement que c'est une bonne idée et qu'il est effectivement grand temps de le faire pour que le débat Unix propriétaire versus Linux avance avec et dans le bon sens. La deuxième édition de OooCon (réunion mondiale des utilisateurs d'OpenOffice) s'est tenue à Berlin et a eu le privilège de recevoir Christian Hardy (Ministère des Finances) et Chrisophe Cazin (Ministère de l'Intérieur) comme keynote speakers aidés dans cette difficile tâche par Jean-François Donikian. La France à l'honneur, ce qui n'a pas manqué d'être relevé par des hommes éclairés sur le sujet. J'ai également eu le plaisir de déjeuner avec mon ami Thibaut Régnier, pilier du club Java, dont l'activisme dans le domaine des téléphones Java est tout à fait remarquable. Quelques milliers de Thibaut, et la France serait à nouveau à l'honneur dans le marché très prometteur des applications J2ME. Mais la rentrée est déjà riche en actualités, laissons lui donc la place qu'elle mérite.
PS: je vais décevoir ceux qui pensaient que le chameau est un animal placide: sept jours passés à marcher dans la magnifique région d'Essaouira en compagnie de ce quadrupède m'ont appris que la longueur d'une piscine olympique est le minimum comme périmètre de sécurité si l'on désire terminer le voyage avec l'intégralité de ses dix doigts!
[General] ( September 30, 2004 12:47 PM ) Permalink
Henri
Cartier-Bresson est mort mardi dernier, dans le sud de la France. Je
n'ai jamais été un grand « fan » de ce
grand photographe, même si je lui reconnais d'avoir été
capable de suivre avec certitude son propre chemin artistique dont
l'éclectisme est absolument remarquable. Il y avait une
certaine forme d'académisme à la française dans
la volonté qu'il a affichée de s'affranchir de toutes
règles. « ... notre tâche consiste à
observer la réalité avec l'aide de ce carnet de croquis
qu'est notre appareil, à la fixer mais pas à la
manipuler ni pendant la prise de vue, ni au laboratoire par de
petites cuisines. » avait-il l'habitude de dire, point de
vue que je ne partage aucunement.
La véritable liberté du photographe ne réside pas dans un devoir de fidélité à la réalité mais dans l'obligation qu'il a de nous donner sa vision du monde, trucages, retouches, et interventions de tous ordres compris. L'universalité de l'image numérique et la puissance des outils enfin mis à disposition du créateur d'images fixes, comme l'incontournable Photoshop, vont inéluctablement changer notre façon de voir et nos rapports culturels à l'image. La prise de vue en aveugle qu'impose l'argentique est déjà devenue insupportable pour la génération de numéristes qui visualisent instantanément l'image prise. Ce nouveau réflexe apportera tout autant que l'appareil « reflex » il y a 50 ans : rentrer dans l'image au moment où elle se présente. La photographie est un art qui a une obligation de résultats, et tous les moyens sont bons.
« ... pour moi, le contenu ne peut se détacher de la forme ; par forme j'entends une organisation plastique rigoureuse par laquelle, seules, nos conceptions et émotions deviennent concrètes et transmissibles. ». HCB. Paix à son âme!
[General] ( August 06, 2004 02:51 AM ) Permalink
J'ai
trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres la nuée
habituelle des prospectus vantant les mérites de prix tous
sacrifiés pour que la rentrée des vacances le soit un
peu moins. Je n'ai pas pour habitude de lire ces publicités,
mais depuis quelques temps je prends soin de vérifier la place
laissée à Java dans les pages consacrées à
la téléphonie mobile. Ma déception est
généralement grande, sauf cette fois-ci où Java
est clairement positionnée, pour ce grand de la grande
distribution, comme un must
have de tout téléphone portable digne de ce
nom. Nous avons bien souvent la mémoire trop courte : je suis
sûr qu'un jour, nous avons tous rêvé chez Sun de
voir une de nos technologies distribuée à des millions
d'exemplaires et devenir une banalité incontournable. C'est
fait aujourd'hui, grace à 74g d'électronique et à
la clairvoyance de James
Gosling (et à bien d'autres).
Dans cet été qui ressemble à l'automne, moi, j'apprécie beaucoup!
Il
y a de cela quelques semaines, nous avons eu la chance d'avoir la
visite de Greg
Bollella, Distinguished Engineer (terminologie totalement
intraduisible) à Sun Labs,
venu chez nous pour parler du projet Mackinac à une grande
société française travaillant dans la défense.
Plus de 35 personnes étaient présentes, un record pour
un vendredi après-midi en plein mois de juillet. Ce projet est
basé sur la spécification Real-Time
Specification for Java du JSR 1 qui, comme son nom l'indique, fut
historiquement le premier à démarrer au sein du Java
Community Process en 1999. On pourrait être surpris du
temps qu'il aura fallu à ce groupe de travail pour aboutir à
une spécification stable dont une démonstration a été
faite durant le dernier
JavaOne. Pourtant, en écoutant Greg, je me suis rendu
compte de l'énorme chantier qu'a représenté
l'adaptation de Java au temps-réel (TR). Trois principes ont
servis de base pour le JSR 1: supporter les pratiques du monde du TR
en matière de programmation et conception d'applications,
rester compatible avec les versions officielles de Java en passant
les tests du TCK
du JSR 1 et de ceux de J2SE,
J2ME et J2EE,
offrir aux développeurs une couche d'abstraction leur
permettant de « penser » leurs applications en
termes de contrôle de comportement temporel.
Big deal! On pourrait croire que la montée en puissance des processeurs et de la taille mémoire disponible sont suffisants pour permettre de qualifier un programme de TR sans avoir à ce préoccuper de la logique interne de son fonctionnement (the faster, the better). Ceci est évidemment une erreur que les participants à cette présentation, tous spécialistes du TR, ne faisaient pas. Ils ont donc particulièrement apprécié qu'au travers des API de RTSJ leur soit donné le contrôle du temps par les 28 points d'entrée à priorité variable du scheduler et de la mémoire par les fonctionnalités apportées par les classes ScopeMemory et NoHeapRealTimeThread. Le débat reste ouvert sur les futures évolutions des garbage collector afin que ceux-ci soient capables de prendre en compte le TR, ce qui résoudrait le problème actuel de RTSJ qui oblige le programmeur à se préoccuper à nouveau de la gestion de la mémoire de son application. Prochaine étape en Mars !
[Java] ( August 04, 2004 07:24 AM ) Permalink
De
passage à la FNAC, je suis tombé au rayon informatique
sur ce livre dont la parution doit tout autant aux quatre auteurs
(Sophie Gautier, Christian Hardy, Frédéric Labbé,
Michel Pinquier), tous très actifs au sein de la communauté
francophone du projet OpenOffice, qu'au dévouement de
Muriel Shan Sei Fan, responsable d'édition chez Eyrolles.
Je l'ai acheté, pensant surtout à Frédéric
Labbé qui nous a quittés pour un monde peut être
meilleur il y a presque un an. Je n'ai jamais rencontré
Frédéric, même si nous avions échangé
quelques mails. J'avais découvert son site
à la suite du rapport qu'il avait écrit sur la
migration vers un monde certainement meilleur pour sa soutenance au
CNAM. Depuis, le phénomène OpenOffice
continue sur sa lancée avec un autre groupe linguistique qui
vient de démarrer au Pays
de Galles. Je suis sûr que Frédéric aurait
été content de l'apprendre.
Déjà un an, avec 20 degrés de moins!
Ce
choix n'a rien à voir avec le héros du film Matrix dont
je pense le plus grand mal et sur lequel je ne souhaite pas perdre
plus de temps. NEO était le nom d'une implémentation
commerciale Sun du standard CORBA 2.0
dont j'ai eu le plaisir de m'occuper de 1995 à 1998, date à
laquelle le produit disparut dans le trou noir de la planète
SunSoft. J'aurais certainement l'occasion de reparler ce grand
morceau d'hésitation technologique mais il s'agit-là
d'une mise en bouche sur ce qui va suivre : un mélange
d'histoire, de nouvelles de toutes parts et de mes sentiments
personnels après avoir passé 15 années à
évangéliser ce pays de mangeurs de fromages. Cette
possibilité offerte aux
employés de Sun de pouvoir s'exprimer en direct me semble une
excellente idée. Maintenant que la paix
des braves a enfin été signée, je vais
pouvoir consacrer du temps à parler de tout ce que Sun fait de
bien, et très bien ou de moins bien parfois dans mes domaines
de prédilection : Java,
l'Open Source et la gestion
de l'identité en réseau.
« Il n'y a d'urgent que le décors », comme le disait Pierre Lotti ... alors ... bienvenu à tous!
PS : No english, sorry! My blog is in french ... and not only because of my broken english. French people like to talk in french, hate non-translated slides and will not understand why I use french everywhere but not in my blog. So, sorry again to the rest of the world and welcome to the froggies.
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[General] ( July 16, 2004 09:02 AM ) Permalink Comments [4]

