J'étais
en avril dernier au Viêt-Nam, pays chargé d'histoires
personnelles et que j'ai découvert avec toute l'attention que
cette jeune nation mérite. Notre président a fait plus
récemment le déplacement
sans oublier de fustiger l'hégémonie culturelle
américaine qui risquerait d'aboutir « à
une sous-culture générale dans le monde ».
Il est vrai que le français a quasiment disparu du Vietnam
sans pour autant que l'anglais ne le remplace dans les rue humides de
Cholon. C'est surtout dans les vestiges de notre passage qu'il est
perceptible de sentir la poussière de notre empire disparu:
Saïgon est une ville qui croule déjà sous les
panneaux publicitaires de marques coréennes ou japonaises et
les seules Peugeot qu'il est encore possible de voir sont sur les
photographies du musée de la guerre.
La faute à qui ? A nous, certainement, plus prompts à dénoncer qu'à faire. Le bel exemple de la Marie de Paris s'engageant vers le logiciel libre pourrait être pris pour montrer comment barrer le chemin à la « catastrophe écologique » que nous prédit Mr Chirac qui oublie un peu trop vite que d'autres directives nationales sont le plus pur symbole de notre dépendance.

